Des orientations agricoles défavorables à l’abeille et à l’environnement 

L’échec des politiques successives de réduction des pesticides : le citoyen est contraint de faire le constat de l’inefficacité du plan Ecophyto. Alors que ce plan affichait un objectif de réduction de l’usage des pesticides de 50% d’ici 2018 puis 2025, les bilans ont montré que les usages des pesticides augmentaient.

Une offre quasi-exclusive en semences traitées pour les agriculteurs : jusqu’à 5 pesticides peuvent être appliqués sur une seule graine et avant même que l’agriculteur ne sache si sa plante sera ou non exposée à des maladies ou ravageurs (voir ICI). Les pesticides utilisés préventivement en traitement de semences sont parfois très puissants, les néonicotinoïdes par exemple sont fréquemment utilisés en traitement de semences. Cette utilisation est incompatible avec la directive 2009/128 sur l’utilisation durable des produits phytopharmaceutiques.

Il convient donc de :

  • Mener à bien et avec ambition l’initiative gouvernementale lancée en janvier 2018 pour sortir d’agriculture française de sa dépendance aux pesticides.
  • Mettre fin à l’utilisation préventive des pesticides en traitements de semences. Deux leviers pour cela : 1/ mettre fin au régime réglementaire de faveur dont bénéficient les applications des pesticides en traitement de semence ; 2/ strictement séparer les activités de conseil et de ventes de pesticides.
  • Soutenir le développement de l’agriculture biologique: l’agriculture biologique se développe beaucoup trop lentement. Elle est pourtant très attendue par les consommateurs qui sont dans leur ensemble soucieux de la qualité de l’environnement, de leur santé et de celle de leurs enfants. Il convient d’encourager son expansion.
  • Soutenir et encourager le développement de “Bee Friendly”, label créé par les apiculteurs pour protéger les pollinisateurs
  • Faire de la PAC un outil de transformation de l’agriculture : les aides doivent être distribuées de manière à encourager les cultures de qualité par des pratiques agronomiques peu consommatrices de pesticides et favorables aux pollinisateurs (rotation des cultures, variétés résistantes, travaux des sols adaptés, cultures de plantes légumineuses…).