Communiqué de presse : Récolte de miel 2014

Récolte de miel 2014  en baisse de 50 à 80%. :

L’Union Nationale de l’Apiculture Française appelle le gouvernement à soutenir d’urgence les producteurs

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Pire que les années 2012 et 2013 déjà extrêmement difficiles pour les apiculteurs français,  la production nationale est cette année la plus faible de notre histoire. A l’exception de l’Ouest et de la Bretagne qui semblent quelque peu épargnés, dans toutes les régions de France et en particulier dans les grandes régions de production comme Provence Alpes Côte-d’Azur, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon…  les récoltes sont en baisse de 50 à 80%.

Aux intoxications récurrentes qui déciment le cheptel, viennent se surajouter cette année des conditions météorologiques catastrophiquespour les abeilles et l’activité apicole, d’autant qu’elles ont persisté tout au long du printemps et de l’été.

Face à cette situation exceptionnelle l’Union Nationale de l’Apiculture Française alerte les pouvoirs publics sur le drame que vivent de nombreuses exploitations apicoles confrontées  à un manque de miel sans précédent  qui met en très grand péril leur survie économique jusqu’à la prochaine saison et prive les consommateurs de miel de nos terroirs.  

Au nom de la solidarité nationale, l’Union Nationale de l’Apiculture Française  demande au ministre de l’Agriculture que soit mis en place sans tarder des mesures d’aides financières exceptionnelles. Il en va de la survie de la filière.

Le plan de développement durable de l’apiculture Française annoncé à grand renfort de communication par le ministre de l’Agriculture parait bien dérisoire et ne répond en aucune manière aux préoccupations urgentes des apiculteurs qui luttent pour leur survie.

Les apiculteurs français ne se satisferont en aucune manière de mesurettes dérisoires et insultantes comme en 2013 ni de simples déclarations d’intention…

Contact presse : Anne Henriot/ 06 07 03 17 56. 04 99 61 29 90/ anne.henriot@unaf-apiculture.info

Crédit photo : Fotolia_27730350

 

 

 

173 parlementaires français demandent l’interdiction totale des néonicotinoïdes

OLYMPUS DIGITAL CAMERA173 parlementaires de toutes les familles politiques s’engagent et proposent une résolution relative à la préservation des insectes pollinisateurs, de l’environnement et de la santé. Ensemble, ils demandent un moratoire européen sur tous les pesticides néonicotinoïdes. L’UNAF s’en félicite ! Le Sénateur du Morbihan Joël Labbé (EELV) et le Député de Dordogne Germinal Peiro (PS) ont simultanément déposé le jeudi 19 juin 2014 auprès de leur chambre parlementaire respective cette proposition de résolution[1]. L’Union Nationale de l’Apiculture Française les remercie chaleureusement.

Présentée lors du colloque « Pour une agriculture respectueuse des pollinisateurs», qui s’est tenu le 5 juin dernier au Palais du Luxembourg, cette résolution invite le gouvernement français à agir auprès de l’Union européenne pour une interdiction de toutes les utilisations des insecticides néonicotinoïdes neurotoxiques car les risques graves sur la santé animale et l’environnement sont avérés et ceux pour la santé humaine ne sont pas écartés.

La résolution est étayée par de nombreux arguments scientifiques et agronomiques. Alors que les colonies d’abeilles fournissent grâce à la pollinisation un service indispensable pour la sécurité alimentaire et les rendements agricoles, de plus en plus d’études attestent des impacts négatifs des néonicotinoïdes sur les pollinisateurs. De récentes études montrent que les effets de ces molécules ne se limitent pas aux insectes pollinisateurs mais concernent tout un ensemble de composantes de notre environnement (oiseaux, macro invertébrés, etc.). Par ailleurs, l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) estime que ces molécules peuvent avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain. Enfin, plusieurs rapports et publications font valoir que l’utilisation de ces molécules n’a pas permis une augmentation significative des rendements pour les agriculteurs.

L’UNAF se réjouit du nombre de parlementaires qui se sont associés à cette initiative : 173 députés et sénateurs sont signataires à ce jour de cette proposition. L’UNAF les remercie vivement. Elle remercie particulièrement les neufs ambassadeurs du Comité de soutien des élus à l’abeille[2] et aux apiculteurs, issus de toutes les familles politiques, qui se sont fait le relais de cette initiative auprès de leur groupe, ainsi que l’ensemble des élus adhérents à ce Comité[3].

A l’instar du Parlement néerlandais[4], l’UNAF espère que le Parlement français adoptera largement cette résolution, afin que le Ministre de l’agriculture – qui a joué un rôle prépondérant dans la  prise de décision de la Commission européenne d’interdire temporairement et partiellement trois de ces insecticides[5] – continue d’agir de manière volontaire et tenace auprès de l’Union européenne pour un élargissement de l’interdiction à l’ensemble des insecticides néonicotinoides et ce, sur toutes cultures.

Pour Olivier Belval, président de l’UNAF, «un grand nombre de nos élus, de tout bord politique confondu,  ont saisi l’urgente nécessité de protéger les pollinisateurs, notre environnement et notre santé face à ces insecticides dont les impacts sont dévastateurs pour toute la biodiversité. Nous comptons sur le Ministre de l’agriculture pour que la France continue d’être moteur sur cette question auprès des autres pays de l’Union. Nous souhaitons que les parlements d’une majorité d’Etats membres emboîtent le pas des Pays-Bas et de la France. »

Liste des signataires :

Sénateurs :

Joël Labbé, Leila Aïchi,  Jacqueline Alquier, Jean-Paul Amoudry, Michèle André, Aline Archimbaud, Esther Benbassa, Pierre Bernard-Reymond, Jean Besson, Marie-Christine Blandin, Maryvonne Blondin, Nicole Bonnefoy, Patricia Bordas, Corinne Bouchoux, Bernadette Bourzai, Hélène Conway-Mouret, Vincent Capo-Canellas, Ronan Dantec, Jean Desessard,  Evelyne Didier,  Marie-Annick Duchêne, Jacqueline Farreyrol, Alain Fauconnier, André Gattolin, Nathalie Goulet, François Grosdidier, Joël Guerriau, Odette Herviaux, Christiane Hummel, Claude Jeannerot, Pierre Jarlier, Chantal Jouanno, Robert Laufoaulu, Gérard Le Cam, Michel Le Scouarnec, Marie-Noël Lienemann, Jeanny Lorgeoux, Jacques-Bernard Magner, Michelle Meunier, Alain Milon, Catherine Morin-Desailly,  Renée Nicoux, Jean-Vincent Placé, Hervé Poher, Gisèle Printz, Gérard Roche, Gilbert Roger, Esther Sittler, Patricia Schillinger, Mireille Schurch, Simon Sutour, Paul Vergès

Députés :

Germinal Peiro, Damien Abad, Laurence Abeille, Patricia Adam, Sylviane Alaux, Eric Alauzet, Brigitte Allain, Pouria Amirshahi, Isabelle Attard, Olivier Audibert-Troin, Danielle Auroi, Pierre Aylagas, Gérard Bapt, Serge Bardy, Delphine Batho, Denis Baupin, Thierry Benoit, Philippe Bies, Jean-Pierre Blazy, Daniel Boisserie, Michèle Bonneton, Marcel Bonnot, Kheira Bouziane, Sabine Buis, Jean-Claude Buisine, Vincent Burroni, Martine Carrillon-Couvreur, Christophe Cavard, Nathalie Chabanne,  André Chassaigne, Guy-Michel Chauveau, Jean-Michel Clément, Sergio Coronado, Jean-Michel Couve, Pascale Crozon, Yves Daniel, Jean-Pierre Decool, Pascal Deguilhem, Sophie Dessus, Marianne Dubois, Dominique Dord, Fanny Dombre-Coste, Cécile Duflot, Françoise Dumas, William Dumas, Jean Paul Dupré , Matthias Fekl, Philippe Follliot,  Marie-Louise Fort, Christian Franqueville, Geneviève Gaillard, Annie Genevard, Guy Geoffroy, Pascale Got, Edith Gueugneau, Jean-Claude Guibal, Francis Hillmeyer, Joëlle Huillier,  Françoise Imbert, Serge Janquin, Chaynesse Khirouni, Jacques Kossowski, Bernadette Laclais, François-Michel Lambert, Jacques Lamblin, Colette Langlade, Guillaume Larrivé, Jean Launay, Thierry Lazaro, Michel Lefait, Annick Le Loch, Jean-Pierre Le Roch, Martine Lignières-Cassou, François Loncle, Lucette Lousteau, Marie-Lou Marcel, Noël Mamère, Jean-René Marsac, Martine Martinel, François de Mazières, Michel Ménard, Kléber Mesquida, Paul Molac, Pierre Morel-à-l’Huissier, Dominique Nachury, Philippe Noguès, Michel Pajon, Bernard Pancher, Jacques Pélissard, Hervé Pellois, Bernard Perrut, Barbara Pompili, Christophe Premat, Joaquim Pueyo,  Didier Quentin, Catherine Quéré, Frédéric Reiss, Marie-Line Reynaud, Denys Robiliard,  François Rochebloine, Frédéric Roig, Barbara Romagnan, Jean-Louis Roumegas, René Rouquet, François de Rugy, Stéphane Saint-André, Rudy Salles, Eva Sas, Gabriel Serville, Fernand Siré, Christophe Sirugue, Pascal Terrasse, Gérard Terrier, Michel Terrot, Guy Teissier, Olivier Véran, Michel Vergnier, Alain Vidalies, Jean-Michel Villaumé, Philippe Vitel, Michel Zumkeller.

 



[2] Laurence Abeille (EELV), André Chassaigne (Front de Gauche), Alain Fauconnier (PS), François Grosdidier  (UMP), Chantal Jouanno (UDI) Joël Labbé (EELV), Pierre Morel-à-l’Huissier (UMP), Germinal Peiro (PS), François Rochebloine (UDI)

[3] www.comiteelusabeille.org/

[4] https://www.partijvoordedieren.nl/tweedekamer/moties/i/1735

[5] En 2013, interdiction de la clothianidine, du thiaméthoxam et de l’imidaclopride pour 2 ans sur certaines cultures

Résolution pour une interdiction large des néonicotinoïdes

2014-0392-007-SK_WebParlementaires, soutenez la résolution pour une interdiction européenne large des insecticides néonicotinoïdes qui sera déposée le 19 juin. 40 élus se sont déjà engagés !

A l’occasion du colloque pour une agriculture respectueuse des pollinisateurs qui s’est tenu au Sénat le 5 juin, le Sénateur Joël Labbé et le Député Germinal Peiro ont présenté une proposition de résolution invitant le gouvernement français à agir auprès de l’Union européenne pour une interdiction de toutes les utilisations des insecticides néonicotinoïdes neurotoxiques tant que les risques graves pour la santé humaine, animale et l’environnement ne seront pas écartés. A ce jour, déjà 40 parlementaires (députés ou sénateurs de différentes couleurs politiques – voir liste ci-dessous) ont apporté leur soutien à cette résolution. 

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En mai dernier, la Commission européenne a restreint l’utilisation de trois insecticides néonicotinoïdes (la clothianidine, le thiaméthoxam et l’imidaclopride) mais l’interdiction est partielle car ces trois molécules, ainsi que deux autres néonicotinoïdes, restent utilisées en France et en Europe sur de très larges surfaces (blé, maïs, fruitiers, colza, etc.). La résolution demande donc l’extension de cette interdiction pour protéger de manière satisfaisante les abeilles, l’environnement et la santé humaine.

La résolution est étayée par de nombreux arguments scientifiques et agronomiques. De plus en plus d’études attestent des impacts des néonicotinoïdes sur les pollinisateurs alors que les colonies d’abeilles fournissent grâce à la pollinisation un service indispensable pour la sécurité alimentaire et les rendements de l’agriculture. De récentes études montrent que les impacts de ces molécules ne se limitent pas aux pollinisateurs mais concernent tout un ensemble de composantes de notre environnement (oiseaux, macro invertébrés, etc.). L’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) estime que ces molécules peuvent avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain. Enfin, plusieurs rapports et publications font valoir que l’utilisation de ces molécules n’a pas permis une  augmentation significative des rendements pour les agriculteurs.

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Le Parlement français pourrait ainsi emboîter le pas du Parlement néerlandais qui a adopté à la majorité une telle résolution en mars 2014 du fait « des impacts sur les pollinisateurs et la santé des enfants » (1).

Pour Olivier Belval, président de l’UNAF, « Les apiculteurs se réjouissent de cette initiative parlementaire. Il est encourageant de constater que nos élus saisissent la mesure de l’importance et de l’urgence de protéger les pollinisateurs, notre environnement et notre santé. Souhaitons que le plus grand nombre de députés et de sénateurs soutiendront cette résolution.» Les 9 ambassadeurs du comité de soutien des élus à l’abeille (2), qui compte une centaine de membres au total, apportent déjà leur soutien au texte.

Liste des premiers signataires

Sénateurs :
Joël Labbé, Leila Aïchi, Jacqueline Alquier, Michèle André, Aline Archimbaud,
Esther Benbassa, Pierre Bernard-Reymond, Marie-Christine Blandin, Nicole Bonnefoy, Corinne Bouchoux, Bernadette Bourzai, Ronan Dantec, Jean Desessard, Alain Fauconnier, André Gattolin, Roger Gilbert, François Grosdidier, Pierre Jarlier, Chantal Jouanno, Jean-Vincent Placé

Députés :
Germinal Peiro, Laurence Abeille, Brigitte Allain, Danielle Auroi, Gérard Bapt, Daniel
Boisserie, André Chassaigne, Cécile Duflot, William Dumas, Jean-Claude Guibal, Francis Hillmeyer, Bernadette Laclais, Annick Le Loch, Maurice Leroy, Martine Lignières-Cassou, Pierre Morel-à-l’Huissier, Philippe Noguès, Hervé Pellois, François Rochebloine, Stéphane Saint-André

   LIRE LA RESOLUTION
   Vous êtes parlementaires et vous souhaitez apporter votre soutien au texte avant son dépôt le 19 juin, contactez Justine de Schepper (justine.de.schepper@unaf-apiculture.info) ou Fanny Duperray (fa.duperray@gmail.com).

1. https://www.partijvoordedieren.nl/tweedekamer/moties/i/1735

2. Laurence Abeille, Députée du Val-de-Marne, André Chassaigne, Député du Puy-de-Dôme, Alain Fauconnier, Sénateur de l’Aveyron, François Grosdidier, Sénateur de Moselle, Joël Labbé, Sénateur du Morbihan, Chantal Jouanno, Sénatrice de Paris, Pierre Morel-A-L’Huissier, Député de la Lozère, Germinal Peiro, Député de la Dordogne, François Rochebloine, Député de la Loire,

Le colloque pour une agriculture respectueuse des pollinisateurs en vidéo

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Merci à toutes et à tous d’être venus nombreux participer au Colloque pour une agriculture respectueuse des pollinisateurs, le 5 juin, au Palais du Luxembourg.

Merci à nos conférenciers pour leurs présentations de qualité et à nos élus, le Sénateur Joël Labbé et le Député Germinal Peiro, pour l’organisation de cette journée.

 

  • Mot d’accueil de Joël Labbé, Sénateur du Morbihan

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  • Mot d’accueil de Germinal Peiro,  Député de la Dordogne

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  •  Mot d’accueil de Henri Clément, Porte-parole de l’Union Nationale de l’Apiculture Française

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  •  Introduction par Anne-Françoise Roger, journaliste

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  • Les alternatives aux néonicotinoïdes– Présentation des résultats d’une enquête menée en Italie, Dr. Maria-Teresa Renzi, Chercheuse en entomologie, Université de Bologne : présentation

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  • Charte de coexistence entre producteurs de semences, agriculteurs bio et apiculteurs dans le Lot-et-Garonne, Bertrand Auzeral, Apiculteur professionnel : présentation

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  • Bee Friendly, un label pour les produits respectueux des pollinisateurs, Olivier Belval, Président de l’Association Bee Friendly : présentation

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  • Agroforesterie et couverture végétale au service des pollinisateurs : des pistes sérieuses à explorer sans tarder,  Alain Canet, Président de l’Association Française d’Agroforesterie : première, deuxième et troisième partie de la présentation

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  • Le plan de développement durable de l’apiculture du ministère de l’Agriculture, Laurence Abeille, Députée du Val de Marne, vice présidente du Comité stratégique de l’apiculture

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  • Conclusion – Présentation par Joël Labbé de la résolution pour une interdiction large des néonicotinoïdes qui sera déposée le 19 juin avec le soutien de nombreux parlementaires

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  •  Présentation de la Société Centrale d’Apiculture (gestionnaire du Rucher du Jardin du Luxembourg), Thierry Duroselle, Président de la Société Centrale d’Apiculture.

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Colloque au Sénat le 5 juin

PhotoSenatLe 5 juin, de 14h30 à 18h00, au Sénat, le Sénateur Joël Labbé, le Député Germinal Peiro, sous l’égide des Ambassadeurs du Comité de soutien des élus à l’abeille et à l’apiculture, en partenariat avec l’Union Nationale de l’Apiculture Française et la Société Centrale d’Apiculture, ont le plaisir de vous inviter à leur colloque :  « Pour une agriculture respectueuse des pollinisateurs : paroles de scientifiques et témoignages de producteurs ».

Les abeilles et les insectes pollinisateurs sont en déclin. L’utilisation de pesticides et la perte de biodiversité découlant de l’intensification de l’agriculture sont de plus en plus mises en cause dans ces mortalités. Or, l’abeille joue un rôle essentiel pour l’agriculture et la biodiversité par son action de pollinisation, participant directement à la production de 84% des espèces cultivées en Europe.

Le colloque, réunissant scientifiques, apiculteurs, agriculteurs et élus, sera l’occasion d’une réflexion commune sur les conséquences de certaines pratiques agricoles pour les pollinisateurs et sur la mise en place de modèles alternatifs. Plus particulièrement, ce colloque reviendra sur les dangers associés aux néonicotinoïdes pour l’abeille, comme pour l’environnement et l’Homme. Puis chercheurs et agriculteurs discuteront des systèmes qui permettent de produire autrement. De nombreuses initiatives existent déjà en France et en Europe. La parole sera donnée aux scientifiques, qui travaillent sur la mise en place d’alternatives aux néonicotinoïdes et à des acteurs qui s’engagent concrètement, sur le terrain, pour le respect des pollinisateurs.

Le colloque sera suivi d’une collation avec visite du rucher du jardin du Luxembourg (après 18h00).

Au plaisir de vous croiser lors de cet événement,

Programme détaillé à CETTE ADRESSE

EN SAVOIR PLUS A CE LIEN 

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CP de la Coordination apicole européenne : Évaluation des risques des pesticides sur les abeilles

 COMMUNIQUE DE PRESSE

 Bruxelles, le 1er octobre 2013,

Évaluation des risques des pesticides sur les abeilles : les apiculteurs européens appellent leurs gouvernements à ne pas renouveler les erreurs du passé !

Les 2 et 3 octobre, les Etats membres de l’Union européenne se réuniront à Bruxelles pour discuter des nouvelles méthodologies ou « lignes directrices » d’évaluation des risques des pesticides pour les abeilles, proposées par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA).

Réunis au même moment au  Congrès international d’apiculture Apimondia, les apiculteurs européens s’inquiètent des assouplissements que pourraient subir la proposition de l’EFSA. Afin de ne pas renouveler les conditions qui ont participé au déclin des populations de pollinisateurs, la Coordination apicole européenne demande instamment aux Etats membres d’adopter les lignes directrices de l’EFSA en y intégrant les améliorations qu’elle propose[1] et en aucun cas d’affaiblir la proposition actuelle.

Rappel : L’EFSA a publié en mai 2012 un avis scientifique reconnaissant que les insecticides néonicotinoïdes, accusés des mortalités accrus des abeilles à une grande échelle, n’ont jamais été correctement évalués. A cette occasion, l’EFSA avait relevé plusieurs lacunes, dont des « faiblesses majeures » dans le dispositif d’évaluation[2]. Des problématiques émergentes telles que la toxicité chronique, les effets sublétaux, la toxicité larvaire, les différentes sources d’exposition comme la poussière, l’eau ou les réserves alimentaires n’étaient pas correctement évaluées et prises en compte[3]. La Commission européenne a ainsi demandé à l’EFSA de développer des lignes directrices d’évaluation de l’impact des pesticides sur les abeilles. Publié en Juillet 2013, C’est ce document[4] qui sera discuté par les Etats membres, réunis en Comité Permanent de la chaine alimentaire et de la Santé animale les 2 et 3 octobre prochains.

Pourquoi est-ce essentiel de soutenir les méthodologies d’évaluation des risques proposées par l’EFSA ?

 Tout d’abord, la proposition de l’EFSA constitue une nette amélioration car elle n’est pas issue d’un groupe d’experts faisant état de conflits d’intérêts déclarés, contrairement aux lignes directrices actuellement en application[5]. Ensuite, les nouvelles lignes directrices représentent une avancée dans le sens où elles prennent en considération la plupart des sources d’exposition connues à ce jour et les effets chroniques sur les abeilles adultes et les larves.

La Coordination Apicole Européenne rappelle aussi que l’évaluation doit répondre aux critères réglementaires selon lesquels  un pesticide n’est approuvé que s’il est établi que l’utilisation du pesticide « entraînera une exposition négligeable des abeilles, ou n’aura pas d’effets inacceptables aigus ou chroniques sur la survie et le développement des colonies, compte tenu des effets sur les larves d’abeille et le comportement des abeilles.[6]

Selon les apiculteurs européens, dans certaines régions, les pertes de colonies s’élèvent à plus de 30% ces dernières années. Cela se traduit par une baisse dramatique de la production de miels européens et une importation croissante de miels. Par exemple en France les importations depuis les années 90 sont passées de 6 000 tonnes à 25 000 tonnes par an.

La Coordination apicole européenne demande aux Etats membres d’adopter la proposition de l’EFSA en y intégrant les améliorations qu’elle propos[7], et de ne pas céder face aux pressions de l’industrie visant à affaiblir les lignes directrices. C’est la survie des abeilles et des autres pollinisateurs eux aussi menacés, qui est en jeu et par conséquent la production agricole et l’alimentation humaine

 Les apiculteurs européens appellent les Etats membres et la Commission à tirer les leçons du passé, afin que les pesticides autorisés à l’avenir le soient dans des conditions compatibles avec le bien être des abeilles et des pollinisateurs.

 Pour plus d’informations veuillez contacter : Francesco Panella, porte-parole pour la Coordination apicole européenne. Tel +32 10 47 16 34, cœur@bee-life.eu – www.bee.life.eu

[1] http://bee-life.eu/en/article/48 Une perte de 7% de colonies après exposition à un pesticide n’est pas acceptable, d’autant plus lorsqu’on considère les multiples pesticides auxquels sont exposées les abeilles en conditions réelles. La production de miel est un indicateur  de la santé des abeilles à prendre en compte, de même les tests nécessaires pour évaluer les effets sublétaux doivent être introduits.  Enfin, des formations pour les évaluateurs des risques devraient être mises en place si nécessaire. La révision à la baisse de certains facteurs de risques, quand elle a lieu, doit être validée par des organismes tels que l’EFSA.

[2] http://www.efsa.europa.eu/fr/efsajournal/pub/2668.htm

[4] http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/doc/3295.pdf

[5] http://www.bee-life.eu/fr/doc/151/

[6] Point 3.8.3 de l’Annexe II du Règlement 1107/2009

Lettre ouverte à l’attention du Ministre de l’Agriculture relative au Fonds d’allègement des charges pour la filière apicole

abeilles sur cadre - Virginie Hateau   (2)

 LETTRE OUVERTE                           

A l’attention de Monsieur Stéphane LE FOLL

Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt                                                                     

Paris, le 27 septembre 2013

Objet : Fonds d’allégement des charges filière apicole

Monsieur le Ministre,

Alerté par les organisations syndicales apicoles, dès le début de l’été, sur les conditions météorologiques déplorables et leurs incidences catastrophiques sur le volume des récoltes pour l’année 2013, vous avez décidé de mettre en place un fonds d’allégement des charges pour notre filière.

Si cette mesure semble adaptée aux entreprises massivement endettées de l’agro-industrie, elle est en total décalage avec la réalité économique des exploitations de l’apiculture.

En effet, les critères d’éligibilité à ce dispositif ne concernent qu’une infime partie des apiculteurs, et dans tous les cas pour des montants dérisoires. Or c’est toute la filière qui est touchée par les conséquences de 2 années consécutives de diminution de volumes de récolte.

En l’état, nos organisations et les apiculteurs qu’elles représentent ne peuvent se contenter de ce Fonds d’allégement des charges.

C’est pourquoi, il nous semble qu’une aide exceptionnelle au financement des cotisations sociales et de certaines charges structurelles répondrait bien davantage à l’ampleur du préjudice économique dont est victime la filière apicole, d’une part car une grande partie des apiculteurs sinistrés pourrait en bénéficier et d’autre part car elle répondrait au caractère d’urgence de notre situation.

Nos organisations souhaitent la mise en place des mesures d’urgence concrètes touchant le plus grand nombre d’exploitations en difficulté.

Nous sollicitons une rencontre de toute urgence, afin de vous exposer plus en détail les mesures qui aideraient réellement notre filière. De ces aides dépendent l’avenir de l’apiculture française, ainsi que la réussite de votre « Plan de Développement Durable de l’Apiculture » et ce sur des bases plus solides.

Convaincus que vous serez sensible et réceptif à notre requête, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Jean-Luc Ferté, Représentant apicole de la Coordination Rurale

Yvan Gouttequillet, Porte-Parole de la Fédération Française des Apiculteurs Professionnels

Joël Schiro, Président du Syndicat des Producteurs des Miels de France

Yves Vedrenne, Président du Syndicat national de l’Apiculture

Olivier Belval, Président de l’Union Nationale de l’Apiculture Française

Crédit Photo : UNAF V Hateau

CP de l’UNAF relatif à l’autorisation de l’utilisation du dioxyde de soufre dans la lutte contre le frelon asiatique

Paris, le 9 septembre 2013

Frelon asiatique : les Ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture autorisent enfin l’utilisation du SO2 !

 Malgré des conditions météorologiques défavorables ce printemps, le frelon asiatique, vespa velutina arrivé en France en 2005, continue inexorablement sa progression… De nombreux départements du Sud-est et du Centre sont aujourd’hui, à leur tour, touchés : Drôme, Ile-de-France, Sarthe… L’incidence de ce grand prédateur d’insectes et en particulier de l’abeille domestique, peut s’avérer  dramatique  pour  la survie des ruchers les plus exposés.

En l’absence d’une véritable stratégie de lutte élaborée  par les pouvoirs publics au niveau national, les apiculteurs ont dû s’organiser tant bien que mal pour protéger leurs abeilles en  mettant en place d’une part,  des systèmes de piégeage sélectif, essentiellement au printemps qui est la période la plus propice pour lutter contre sa propagation et d’autre part, en collaboration avec les collectivités territoriales, l’organisation de la destruction des nids.

L’Union Nationale de l’Apiculture Française et les 22 000 apiculteurs qu’elle représente accueillent très favorablement la décision des Ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture d’autoriser temporairement et à titre dérogatoire le dioxyde de soufre dans la lutte contre le frelon asiatique, autorisation prise sur la base d’un avis de l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) qui conclut à l’efficacité de cette substance dans la destruction des nids de frelon ainsi qu’à sa non dangerosité sur l’environnement.

Les apiculteurs attendaient avec impatience l’autorisation de l’utilisation de ce produit et s’en réjouissent. Ils regrettent toutefois que cet arrêté ne soit pas paru plus tôt en saison et craignent que l’obligation de formation conditionnant son utilisation, toute indispensable qu’elle soit, ne retarde la destruction des nids au SO2.

Richard Legrand, Apiculteur en Dordogne, spécialiste de la question du Frelon au sein de l’UNAF et auditionné par l’ANSES se félicite de cette décision : « les pratiques de lutte contre le frelon asiatique développées par les apiculteurs et l’ensemble des citoyens concernés par cette question sont enfin reconnues par les pouvoirs publics. Cette reconnaissance permet d’éviter le recours aux insecticides de synthèse qui eux présentent un fort risque de toxicité pour l’environnement du fait de leur longue rémanence».

CONTACTS

Richard LEGRAND, Membre du Conseil d’Administration de l’UNAF et spécialiste de la question du frelon – 06 12 93 25 80

Olivier BELVAL, Président de l’UNAF –  06 20 06 50 40

CP commun relatif à l’annulation du moratoire sur la culture des OGM

champs de maïs Virginie Hateau (4)

L’UNION NATIONALE DE L’APICULTURE FRANCAISE – LES AMIS DE LA TERRE – LA CONFEDERATION PAYSANNE – La FNAB – FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT – GREENPEACE – NATURE & PROGRES – RESEAU SEMENCES PAYSANNES

COMMUNIQUE DE PRESSE

 Paris, le 1er Août 2013

Le Conseil d’Etat annule ce jour le moratoire sur la culture des OGM : Le gouvernement doit de nouveau interdire le Maïs MON 810

Paris, 1er août 2013 – Le Conseil d’Etat vient d’annuler la mesure d’urgence, prise le 16 mars 2012 par le gouvernement français, qui suspendait la mise en culture du maïs MON 810. La décision intervient alors que Monsanto a récemment acté qu’il n’y avait pas de marché pour eux en Europe, par l’abandon de ses demandes d’autorisation de culture d’OGM, à l’exception du maïs MON810. Cette variété de maïs OGM produit une toxine insecticide et n’a été évaluée que de façon très insuffisante et contestable au niveau européen.

C’est la deuxième fois depuis 2008 que la France essuie une annulation d’une mesure de protection contre cet OGM.

Nous, organisations environnementales, paysannes, biologiques et apicoles, attendons du gouvernement des mesures d’interdiction définitive des cultures d’OGM, à l’instar de 8 pays européens. Ces mesures ne doivent plus prêter le flanc à des arguties juridiques. 80% des Français refusent toujours les OGM.

OGM ou non ? La  coexistence est impossible, il faut choisir !

Les productions OGM contaminent les chaînes alimentaires, par les pollens et les graines transgéniques, mais aussi par les pesticides très liés à ces OGM, pesticides nuisibles à la biodiversité et à la santé. Il s’agit désormais de refuser sans davantage tergiverser cette coexistence quelles qu’en soient les modalités : plusieurs contentieux ont montré que les cultures biologiques, les semences paysannes et les productions apicoles en sont victimes, puisqu’elles ne peuvent  commercialiser leurs produits, contaminés par les OGM.

Les OGM ennemis de la pollinisation qui nous nourrit

L’apiculture et les insectes pollinisateurs, déjà gravement fragilisés par l’agriculture industrielle, sont menacés par la toxine insecticide du MON 810. Sa toxicité sur les abeilles n’a d’ailleurs jamais été évaluée. De plus, cette production permanente de toxines favorise l’apparition d’insectes résistants. L’enjeu ici est bien de préserver  notre capital alimentaire très dépendant de la pollinisation.

 Une agriculture de terroirs ou une uniformisation dangereuse ?

Les OGM menacent également nombre de productions françaises de qualité (AOC, AOP, etc.), très liées à la spécificité des territoires et qui seraient anéanties par la standardisation et l’industrialisation d’une agriculture devenue génétiquement manipulée. Il s’agit là de respecter l’article 2 de la loi française du 25 juin 2008 relative aux OGM, qui stipule qu’on ne peut nuire « à l’intégrité de l’environnement et à la spécificité des cultures traditionnelles et de qualité ».

Des paroles aux actes M. Le Foll !

Le Ministre de l’agriculture prône l’avènement d’une agroécologie, résolument opposée au monopole alimentaire des firmes agroproductivistes. Pour être cohérent, le gouvernement doit refuser sur nos territoires les cultures de plantes génétiquement manipulées.

Signataires

Amis de la terre, Confédération paysanne, Fédération nationale d’agriculture biologique, France Nature Environnement, Greenpeace, Nature & Progrès, Réseau Semences paysannes, Union Nationale d’apiculture française.

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CONTACT PRESSE

 Olivier BELVAL

Président de l’UNAF

06 20 06 50 40

 Crédit photo : Virginie Hateau UNAF

CP de l’UNAF relatif au Fipronil

UNAF

Fipronil : les Etats membres s’accordent pour une restriction de son utilisation

10 ans après la suspension du Régent en France, l’Union Nationale de l’Apiculture Française accueille favorablement cette décision mais demande d’aller plus loin, vers une interdiction de tout traitement insecticide préventif.

Le 16 juillet, les Etats membres de l’Union européenne se sont accordés pour une suspension partielle de l’utilisation du fipronil, insecticide de la famille des phénylpyrasoles. Comme pour les 3 néonicotinoïdes[1], l’Union européenne reconnait enfin que le fipronil met en péril les pollinisateurs.

 Cette décision intervient à la suite d’un avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) du 27 mai 2013 mettant en évidence un risque aigu élevé pour les abeilles.

En France, dès 1995 et pendant 10 ans, le fipronil a été utilisé dans le pesticide Régent (BASF) pour l’enrobage des semences de maïs et de tournesol. A la suite de mortalités alarmantes chez les abeilles et de deux avis de la Commission d’étude de la toxicité faisant état de « préoccupations majeures pour l’environnement et les espèces sauvages (organismes aquatiques, abeilles, oiseaux et mammifères sauvages) », son utilisation a été suspendue en 2004, puis en 2005et n’a pas été réautorisée depuis. Mais en Espagne, au Pays-Bas et dans plusieurs pays de l’Europe de l’est[2], son utilisation restait possible sur le tournesol ou le maïs notamment.

Pour Olivier Belval, Président de l’UNAF, Vice-Président de l’European Professional Beekeepers Association et membre de la Coordination Apicole Européenne, « c’est une bonne nouvelle, mais il faut aller encore plus loin. Le fipronil, tout comme les néonicotinoïdes, est très persistant dans le sol et une restriction de son utilisation, pour deux ans seulement, n’aura qu’un effet limité sur la santé des pollinisateurs. Les traitements préventifs sont des mauvaises pratiques agricoles à bannir.»

CONTACT PRESSE : Anne Henriot, 06 07 03 17 56/ anne.henriot@unaf-apiculture.info

Pour info

Avis de l’Autorité européenne : http://www.efsa.europa.eu/fr/efsajournal/pub/3158.htm

 Suspension du fipronil en 2005 : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000631685&fastPos=1&fastReqId=551637641&categorieLien=id&oldAction=rechTexte

   [1] http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2013:139:0012:0026:FR:PDF

[2] Hongrie, République

Crédit photo UNAF